Avant d'être hibou on nait n'oisillon ?

Publié le par crevette76

Ben non : on est tatillon !
Heu... on nettoie Zillon !
Heu... je veux dire : on est novice et on joue au ménestrel en contant nos périples noctambules pour divertir les chouettes !
Pour moi cela se passa comme suit :

 

Gentes damoiselles et gentes damoiseaux, nobliaux z-et n'oubliettes (?), oyez, oyez quelle ritournelle je suis venue conter !

 

Si les non-sorciers sont des moldus, comment doit-on nommer ceux qui des cistes ne sont pas mordus ? Car dans mon récit d'aujourd'hui, une place majeure je leur dédie... Et toi lecteur si tu le souhaites, approche-toi je te convie, car près de l'âtre de Dame Crevette le cours du temps se perd ainsi...


Certains disent de leur quêtes cistiques : « Veni, vidi, vicci » ; hé bien, moi aussi... avec quelques répétitions : Veni ; veni ; veni, vidi ; veni, vidi ; veni de nuit, vidi de nuit et vicci de nuit !

Voici comment se fit ceci (hé oui, c'est ainsi) :


Après avoir reçu le parchemin par un messager au fameux destrier (non, non, ce n'était pas zorro...), je fais sauter le cachet de cire et je découvre ô joie une gravure d'un lieu ... et ô re-joie ! C'est un lieu très proche de ma chaumière, autant dire... je suis allée m'y recueillir un nombre incalculable de fois et y admirer la vue et y laisser le vent mélanger mes cheveux... Bref ! C'est à deux pas !!!

Pas même besoin de seller ma monture, je m'empare d'un petit objet à glisser dans ce trésor annoncé exigu et je file comme le vent près du gouffre attendu !!!


C'est là que commence ma première visite (de jour donc) du lieu saint ou fût placée la ciste.

Ô joie, ô allegresse, ô... déception ! Ne suis-je au rang des cisteuses qu'un simple cornichon ? Je tourne, je retourne, mes deux yeux j'écarquille, je fouine entre les pierres, je sens que je m'éparpille... mais je déniche une trace, un indice une piste ; que dis-je ? non de la ciste mais d'une lutte malveillante qui de la boite aurait fait une ruine chancelante..? Ce ruban annoncé, est-ce celui qui git là enfin ? Au bord de la chaussée et non dans son paisible écrin ???

Dépitée je rentre au bercail, et inquiète de cette profanation, j'envoie au cacheur un pigeon voyageur : ce ruban de bolduc est-il celui du duc ?

Hé bien ce n'était point, coïncidence tout simplement ! Mais voilà donc dans l'entre temps qu'un cisteur vole ma place espérée à la tête des trouveurs de cette petite ciste si bien cachée...


Qu'à cela ne tienne, le jour suivant je retourne sur mes pas, conquérante et aguérie, décidée à trouver ce contenant à grigris...

Malheureusement encore, malgré de nouvelles fouilles, je dois bien reconnaître que je reviens bredouille...


Force est de constater qu'après ces deux défaites, mon humeur affichée n'était pas à la fête... Je décidais alors de retourner, non le couteau dans la plaie, mais le coeur à l'ouvrage... et les cisteuses au cherchage !

Pour ma troisième visite, je retourne sur le site, il fait beau et encore jour, de nombreux « moldus des cistes » sont quasiment sur ma piste. Il n'empêche ! Je joue à la touriste et en admirant l'onde, je me penche et... LA CISTE !!!!!!!!!!!!!

Tout à ma trouvaille, j'explose à l'intérieur : ô ça y est dans la paille j'ai déniché l'aiguille... il ne me reste plus... il ne me reste plus qu'à afficher ma face de personne inconnue qui ne fait rien sur place ! Tant de « moldus » autour que je ne peux rien faire, sinon patienter pour vérifier mon affaire...

Après un bon moment qui me paraît bien plus, je décide de revenir quand les autres predront le bus... c'est ainsi que je pars encore une fois sans rien, si ce n'est grand espoir de faire l'échange enfin !


Les heures tournent pas mal ainsi que les aiguilles, alors d'un pas direct je vais chercher ce qui brille ! Si grand est mon malheur lorsque je m'aperçoit, que plus nombreux encore les « moldus » sont là-bas !!!!

Malheur, carabistouille !!!!! Quel noble coeur me cherche donc embrouille ?

En observant un peu je me rend compte penaude, que tous ces badauds là sont venus jusqu'ici non pour me géner moi mais pour voir mieux d'ici, le départ par là bas d'un tout nouveau ferry !

Alors état de grace, je me joins à la foule pour regarder en face le navire dans la houle... Immense, maitrisé, arnaché, illuminé, plein d'heureux embarqués, et... pas très pressé !!!!

Le froid occupe alors des ptits bouts de mon corps, par les extrémités je me sens attaquée (il faut dire que de croire ma mission fort rapide, j'avais plutôt opté pour l'option « fin torride »). Je résiste un moment mais je dois constater que pour rester vivante il faut me réchauffer !

Alors à contrecoeur je retourne à l'auberge, me couvrir d'autres atours et dire bonjour à Serge (ben heu... en -erge t'as quoi toi ???).


C'est alors que je pense que pour connaître la chance d'ouvrir le bel écrin, non remettre à demain mais attendre la lune, à cette heure plus personne, je l'ai lu dans les runes !

Cette fois j'enfile de quoi résister au mistral et je m'en vais très vite (sans prendre même de lampe ni encore moins d'étoile...). Arrivée sur les lieux, je souffle un grand « ENFIN !!!! », puisque nous n'sommes que deux : moi même et puis l'écrin !

La suite de l'histoire est ma foi fort classique, j'en tire une figurine, j'y place une oie magique... après quelques gribouilles sur le ptit parchemin, je replace tout là-bas... et reprend mon chemin !

Je ne sais si la Lune s'est moquée de mon exploit, les brunes sont pas des prunes, mais qu'en est-il de moi ?


C'est après ce récit que le grand maistre me nomma Dame Crevette le Pelletier d’Escrots d’Estré


Commenter cet article

meline 21/05/2009 10:35

escellent récit on s'y croirait

crocus 07/11/2008 17:40

lol
tout en mot mais aussi tout en image , y a presque le son et l'odeur!

bravo Krill "ette"

ovive34 06/11/2008 23:56

Ce récit est chouette,
Et je te vois qu'hibou !
Venir, revenir, revenir un peu crevette,
Pff ! Epuiser, la crevette,
Qui insiste,
Et encore insiste,
Pour puiser la ciste.

Homard de ces badauds,
Qui pour ce bateau en pincent.
T'aurais pu crier "au feu !", ils t'auraient pas cru - c't'assez :-(